• Pipistrelle pygmée
    Pipistrellus pygmaeus Leach, 1825
Pipistrelle pygmée © F. Sané / ALEPE

Quelques données chiffrées

Nombre total de données et types de contacts



Nombre total de gîtes et périodes d'occupation


Première mention en Rhône-Alpes

La première mention acoustique de l’espèce en Rhône-Alpes est collectée par J.-L. Rolandez le 7 mai 2000 au bord du Rhône, à l’amont de Lyon (Saint-Maurice-de-Gourdans). J.F. Desmet observe le 15 juillet 2001 un groupe de pipistrelles pygmées à l’arrière d’un volet sur la commune d’Yvoire sur les rives du Léman. Cependant la première mention de l’espèce, réalisée a posteriori à partir d’un cadavre en collection au Muséum d’histoire naturelle de Génève provient d’un cadavre collecté à Chens-sur-Léman le 28 juillet 1988 (Haute-Savoie).

Distribution actuelle

État des connaissances sur la répartition de la pipistrelle pygmée

En raison de la récente séparation avec son espèce jumelle, la pipistrelle commune, la répartition de la pipistrelle pygmée est encore mal identifiée, aussi bien au niveau national, qu’à l’échelle régionale.

En l’état des connaissances actuelles, la pipistrelle pygmée est une espèce eurasiatique à large répartition (présente en Europe jusqu’en Russie) ; mais sa distribution reste néanmoins morcelée sur l’ensemble de son aire de répartition. Elle est principalement connue du centre jusqu’au sud de l’Europe, ainsi que sur les îles britanniques et le sud de la Scandinavie (European Environment Agency, 2013).

En France, elle est considérée comme une espèce assez rare, mais s’avère plus fréquente sur les départements du bassin méditerranéen (Arthur & Lemaire, 2009).

En Rhône-Alpes, seulement 1,2 % de la totalité des données de chiroptères concernent cette espèce. Ce manque d’information est, au moins en partie, lié à sa récente « découverte » (les premières mentions remontant aux années 2000 à 2005, sauf en Haute-Savoie où son signalement date de 1988).

Sur l’ensemble de la région, la pipistrelle pygmée fréquente majoritairement les territoires de plaine (82 % des données sont enregistrés en dessous de 500 mètres d’altitude). Au regard de ses affinités écologiques pour les milieux aquatiques et les zones humides (Arthur & Lemaire, 2009), la présence d’un réseau hydrographique dense semble indispensable à cette espèce. En effet, les départements où la pipistrelle pygmée semble bien présente offrent des paysages de plaine alluviale (Isère : 20 % des données, Drôme : 31 % et Ardèche : 16 %) ou de vastes lacs (Haute-Savoie : 19 % des données totales). D’une manière générale, la pipistrelle pygmée semble nettement plus fréquente en dessous de 1000 mètres d’altitude.

Les données régionales concernant cette espèce sont essentiellement localisées sur la vallée de l’Isère (Grésivaudan), la basse et la moyenne vallée du Rhône jusqu’aux monts du Lyonnais (Rhône et Drôme), la vallée de l’Ardèche ainsi que le lac Léman (Pays de Gex et Genevois) et le lac d’Annecy. Il n’existe pour l’instant aucune donnée sur le lac du Bourget et seulement peu de contacts sur la Dombes, mais ceci reflète également une pression de prospection plus faible.

Les observations deviennent plus sporadiques hors de ses habitats de prédilection que sont les paysages de lacs et de grandes rivières. La pipistrelle pygmée a cependant déjà été contactée en Vanoise et en Tarentaise, ainsi que dans la plaine du Forez et le Pilat. Ces secteurs fournissent un nombre restreint de données.

La coloration "isabelle" et la face claire de la pipistrelle pygmée sont caractéristiques

Evolution des connaissances et des effectifs en Rhône-Alpes

Collection de spécimen du Muséum d'histoire naturelle de Genève

En raison de sa récente description, les connaissances sur la pipistrelle pygmée demeurent faibles. Les informations enregistrées dans la base de données ont été vérifiées et sont considérées comme valides ; les éventuelles confusions entre espèces ont été écartées dans le cadre de cette monographie.

Avant 2001, la base de données comprenait quatre données correspondant à des enregistrements acoustiques pour trois d’entre elles, identifiées a posteriori. Par la suite, les données ont littéralement explosé jusqu’aux actuelles 613 mentions. 72 % des données enregistrées l’ont été entre 2009 et 2012, en lien direct avec la démocratisation des détecteurs d’ultrasons et notamment l’utilisation de nouveaux systèmes d’enregistrements passifs.

2012 constitue une année record pour le nombre de contacts de pipistrelle pygmée (171 données sur la région dont 159 acoustiques). En parallèle, les observations au gîte ou par capture sur l’ensemble de la dernière décade restent rares avec moins de 10 % des données.

Au regard des connaissances actuelles, l’espèce occuperait des gîtes arboricoles, mais surtout des refuges d’origine anthropique tels que les fissures de murs, les charpentes, les toitures… (Dietz et al., 2009). Le faible nombre d’observations au gîte s’explique en raison des difficultés à identifier les pipistrelles à vue, de sa petite taille et sa discrétion.

Seuls sept gîtes estivaux sont connus : un gîte dans l’Ain et six gîtes (estivage + reproduction) en Haute Savoie, totalisant 761 individus.

La faiblesse du niveau de connaissance actuel ne permet pas d’estimer les effectifs de pipistrelle pygmée au niveau régional ni leur tendance d’évolution.

Acquisition des données en Rhône-Alpes

Pipistrelle pygmée (à gauche) et pipistrelle commune (à droite)

La carte de répartition de la pipistrelle pygmée a fortement évolué depuis les années 2000. À l’échelle de la région, les prospections menées sur les secteurs les moins connus ont permis de faire progresser la connaissance de la distribution effective de cette espèce. On note un gain de 143 mailles depuis 2001. Ceci correspond à une progression qui permet d’atteindre 28,5 % de couverture relative de la région (148 mailles sur 519).

Les citations hivernales concernent la période postérieure à 2001 et représentent une infime partie des données, tandis que les citations en période estivale correspondent à la quasi-totalité des données. Ce fort contraste est principalement dû à une identification délicate voire impossible en période hivernale alors que l’utilisation, de plus en plus régulière, des détecteurs d’ultrasons en période estivale permet la collecte de nombreuses données.

Il apparait clairement sur cette carte que, malgré un recours croissant au détecteur d’ultrasons, beaucoup de vastes zones restent sans donnée de présence, laissant penser que l’espèce y est absente ou très faiblement représentée. Ces zones d’absence correspondent souvent aux zones plus hautes en altitude et/ou moins pourvues en zones humides, excepté certains lacs alpins et la Dombes.

Sur les 613 données recueillies jusqu’à présent, 556 (91 %) ont été recueillies grâce au détecteur d’ultrasons en période estivale ou de transit. Les données sont globalement en augmentation depuis 2001, jusqu’à un maximum de 171 données en 2012. De plus, le nombre total de captures au filet représente seulement 43 données, avec un maximum de 14 individus capturés en 2011.

Les captures au filet révèlent des tendances similaires entre l’activité des deux sexes et la saison. Ainsi, on observe, pour les deux sexes, un nombre plus élevé de captures en mai-juin, puis de fin juillet jusqu’à mi-août. L’effectif de femelles capturées fin juillet est élevé sans que cela soit expliqué d’un point de vue biologique. Malgré ces tendances, les effectifs de mâles capturés restent globalement plus importants que les effectifs de femelles.

Phénologie d’observation en Rhône-Alpes

À peine 1 % des données de pipistrelle pygmée a été enregistré en hiver, alors que 38 % des pipistrelles « indéterminées » sont observées à cette même période. Environ 20 % des données concernent le transit printanier contre 19 % pour le transit automnal. La majorité des données (59 %) provient de la période estivale.

De rares individus volants ont été contactés en hiver lors d’épisodes de redoux, mais il semblerait que l’hibernation cesse réellement à partir du mois d’avril (Arthur & Lemaire, 2009). Cette période souffre probablement d’une imprécision du fait d’un nombre de chiroptérologues plus faible sur le terrain. Comme pour son homologue la pipistrelle commune, sa phase d’activité est pleinement établie entre la fin avril et la fin octobre, avec des sorties marginales en novembre.

Malgré les variations qui peuvent exister pour les dates de mise-bas, principalement dues au gradient altitudinal et aux conditions météorologiques, les jeunes naissent en général dans le courant du mois de juin et les premiers jeunes volants sont contactés fin juillet.

L’hypothèse de migration partielle est émise pour la pipistrelle pygmée (Arthur & Lemaire, 2009) avec deux cas de contrôles d’individus bagués attestant de longs déplacements (178 et 775 kilomètres). L’arrivée soudaine et temporaire de nombreux individus dans des régions où elle est habituellement absente, notamment à la fin de l’été et début de l’automne comme cela a été observé en plusieurs endroits du département de la Drôme, conforte cette hypothèse.

Mâle de pipistrelle pygmée, on notera la couleur orangée du pénis

Gîtes utilisés par l’espèce en Rhône-Alpes

Le faible nombre de colonies observées jusqu’à présent en Rhône-Alpes permet difficilement de décrire de manière précise les types de gîtes utilisés par la pipistrelle pygmée. Toutes les observations sont situées dans des bâtiments, et plus particulièrement sous les toitures, avec quelques observations à l’arrière des volets. En 2013, une importante colonie a été observée sous la corniche d’un pont franchissant le Rhône (voir encart). De nombreux cas de colonies mixtes pipistrelle commune / pipistrelle pygmée (Arthur & Lemaire, 2009) sont répertoriés en France, ce qui laisse présager, étant donné la difficulté de distinguer ces deux espèces, que beaucoup d’autres découvertes sont à venir. Deux cas de ce type ont été observés en Haute-Savoie, pour lesquels l’effectif de chacune des espèces est impossible à évaluer.

Certaines observations en gîtes arboricoles sont connues dans la littérature : fissures de vieux arbres et décollements d’écorces (Dietz et al., 2007) mais également en cavités souterraines. Ce genre de découverte nécessiterait des études télémétriques, actions encore non réalisées en Rhône-Alpes sur cette espèce.

Aucun gîte n’est connu en période hivernale, les observations d’individus à cette saison donnent la plupart du temps lieu à des mentions de pipistrelles indéterminées.

Dernière minute !

Durant l’été 2013, des prospections menées sur le Rhône aval entre Donzère et Pierrelatte ont permis de mettre en évidence l’omniprésence de la pipistrelle pygmée à proximité du fleuve et de ses annexes. Les lônes et les ripisylves sont en particulier très utilisées par l’espèce. Ces recherches ont permis de localiser une importante colonie de reproduction d’environ 200 individus sous la corniche d’un pont moderne (donnée non cartographiée). Dans le même secteur, sur la commune de Mondragon (Vaucluse), une colonie de parturition de 122 individus avait été observée dans le même type de gîte en 2011 (donnée non cartographiée).

Habitats exploités en phase d’activité en Rhône-Alpes

Les données exploitées pour l’interprétation des habitats de chasse proviennent de captures au filet et surtout de prospections réalisées au détecteur d’ultrasons. Aucun suivi télémétrique n’a été réalisé sur les terrains de chasse ou pour rechercher les gîtes de la pipistrelle pygmée à l’échelle régionale.

À proximité de notre région, les chiroptérologues méditerranéens ont suivi cette espèce afin d’évaluer l’impact de la démoustication sur les pipistrelles de Camargue. La pipistrelle pygmée montre ainsi une réelle exigence sur le choix de ses biotopes : elle recherche une mosaïque complexe d’habitats, nécessaire à son alimentation et à la sélection de ses gîtes. Evitant les forêts denses, cette pipistrelle semble avoir une nette préférence pour des habitats de chasse tels que les milieux aquatiques (lacs, étangs, rivières, canaux) ainsi que certaines zones humides (forêts alluviales, marais, bras morts), généralement bordées de boisements clairs et de chemins forestiers (Nicholls & Racey, 2006 ; Davidson-Watts & Jones, 2006). La présence de réseaux bocagers semble aussi nécessaire à la pipistrelle pygmée en lui assurant une connectivité indispensable entre ses sites d’alimentation et ses gîtes. Elle semble délaisser les milieux ouverts (clairières forestières) mais peut néanmoins utiliser partiellement les zones anthropisées, notamment sous les lampadaires (Bartonička & Rehák, 2004 ; Bartonička et al., 2008).

Bien que la pipistrelle pygmée et la pipistrelle commune soient en sympatrie sur l’essentiel de leur aire de répartition en Rhône-Alpes, la distribution de la pipistrelle pygmée semble plus morcelée.

À l’échelle régionale, les « macro-habitats » de l’espèce sont principalement représentés par les importants cours d’eau et les grands lacs de la région, avec un réseau bocager bien conservé. En effet, la pipistrelle pygmée est principalement répartie sur les vastes plaines alluviales, comme les vallées du Rhône et de la Drôme, alors qu’elle semble absente des zones plus vallonnées et plus hautes en altitude où elle demeure peu présente.

En termes de « micro-habitats » au sein des territoires de chasse, les contacts acoustiques de l’espèce sont plus abondants en lisière de boisements alluviaux lorsqu’ils sont bordés de prairies permanentes (systèmes fauchés ou pâturés) que lorsqu’ils sont attenants à des cultures intensives. Néanmoins, un approfondissement global des connaissances est nécessaire pour pouvoir argumenter et préciser son écologie à l’échelle régionale.

Aucune étude du régime alimentaire de l’espèce n’a été menée en Rhône-Alpes. Les connaissances acquises en Europe confortent cependant celles sur ses habitats de chasse. La pipistrelle pygmée se nourrit exclusivement d’insectes tels que les Trichoptères, Hyménoptères, Coléoptères, Lépidoptères et Neuroptères (Bartonička et al., 2005). Les résultats de différentes études démontrent une nette affinité pour la consommation de Diptères nématocères, notamment les Chironomidae (Lugon, 2007) et les Ceratopogonidae (Guardiola & Fernández in Palomo, 2007), groupes à développement strictement aquatique. La faible taille mandibulaire de cette espèce la conduit à manger des proies plus petites que les autres pipistrelles (Guardiola & Fernández in Palomo, 2007).

Les mystères de la distribution de la pygmée !

La bibliographie indique que la pipistrelle pygmée est inféodée aux milieux aquatiques et aux habitats forestiers périphériques. Le faible nombre de données dans l’Ain et en Savoie soulèvent néanmoins une interrogation sur l’écologie réelle de cette espèce.

La Dombes, vaste territoire comportant une mosaïque de massifs forestiers et d’étangs, ainsi que le lac du Bourget, étendue d’eau bordée de forêts alluviales, pourraient participer de manière optimale au cycle biologique de la pipistrelle pygmée. Néanmoins, à ce jour, l’espèce apparaît rare sur ces deux secteurs alors que les conditions écologiques sont similaires aux départements limitrophes… Les prochaines années combleront sans doute les lacunes actuelles !

Menaces pesant sur l’espèce en Rhône-Alpes

Les menaces pesant sur les populations de pipistrelles pygmées sont proches de celles pesant sur les différentes espèces de la région. Les rénovations de bâtiments, la gestion forestière favorisant les peuplements jeunes, la réduction des ripisylves sont autant de facteurs défavorables.

Contrairement à son homologue la pipistrelle commune, l’espèce est connue pour être une migratrice partielle, pouvant impliquer, sur certaines zones, des déplacements plus ou moins importants de groupes d’individus. Localement, des parcs éoliens situés sur des axes préférentiels de passages peuvent avoir un impact sur les populations de l’espèce avec des cas de mortalité constatés (Cornut & Vincent, 2011).

Protection de l’espèce en Rhône-Alpes

À l’échelle régionale, aucune donnée en cavité n’est rapportée. À ce titre, la mise en protection de certaines cavités ne contribuerait pas, de manière significative, à la conservation régionale de cette espèce.

Le maintien des réseaux bocagers (ainsi que leur restauration), en connexion avec des milieux aquatiques et/ou des zones humides, parait indispensable pour développer un réseau fonctionnel, favorable à l’espèce sur le territoire rhônalpin.

La Loi LEMA (Loi n°2006-1772 du 30 décembre 2006), visant au renforcement de la qualité écologique des cours d’eau et participant à la préservation des zones humides pourrait être favorable à cette espèce de même que l’ensemble des actions visant à restaurer les boisements rivulaires.

Pipistrelle pygmée © Y.Peyrard

Lacunes identifiées et actions à engager

Les lacunes de connaissances sur la pipistrelle pygmée restent importantes notamment en raison du faible nombre de données disponibles.

Dans les départements méditerranéens, l’espèce est fréquemment contactée lors de prospections par détection acoustique, et quasi constamment identifiée sur les cours d’eau bordés de boisements alluviaux. À l’échelle européenne, la pipistrelle pygmée présente une répartition très morcelée, situation que l’on observe également sur la région Rhône-Alpes. Cette répartition lacunaire découle des exigences de la pipistrelle pygmée quant à la sélection de ses territoires de chasse, ainsi qu’à l’étroite relation de ses habitats et de leur connexion avec les gîtes d’estivage et d’hibernation. Le manque d’informations précises sur l’écologie de l’espèce et le faible nombre de données induit de nombreuses interrogations sur sa répartition réelle au niveau régional.

Un accroissement des connaissances sur cette espèce pourrait être obtenu par :

une description précise des caractéristiques des habitats fréquentés ainsi que le comportement des individus lors des prospections acoustiques,
la réalisation de suivis télémétriques.

Un réel effort d’amélioration des connaissances sur son comportement migratoire serait à réaliser, afin de pouvoir cerner les secteurs de passages, et éviter ainsi l’implantation de parcs éoliens causant une forte mortalité. La modulation des parcs éoliens en fonction des vitesses de vent est également une piste intéressante pour réduire le risque de mortalité (à vent faible).

Des actions de communication seraient favorables à la conservation de l’espèce. En premier lieu, la sensibilisation du grand public en faveur des chauves-souris est un moyen judicieux pour protéger les éventuels refuges ainsi que les individus de cette pipistrelle. L’information des spécialistes du bâtiment (couvreurs notamment) serait aussi judicieuse à mettre en œuvre. Par ailleurs, en raison de son affinité particulière pour les bâtiments, la préservation des populations régionales de la pipistrelle pygmée pourrait être en partie assurée par des mesures telles que :

la protection de gîtes de parturition connus par des conventions de type « Refuge pour les chauves-souris » ou des mesures réglementaires ad hoc,
l’aménagement de chiroptières et le respect des colonies dans les édifices anciens (églises),
la pose de gîtes artificiels lors de création de nouveaux bâtiments…

Par ailleurs, une gestion sylvicole intégrant les enjeux chiroptérologiques est indispensable à la pipistrelle pygmée, qui semblerait hiberner dans les gîtes arboricoles (Dietz et al., 2007). La gestion des boisements alluviaux est primordiale pour le maintien de cette espèce. À titre d’exemple, un important travail de sensibilisation des collectivités en charge de la mise en œuvre des contrats de rivière s’avère ainsi essentielle.